28 Mar 2025∙ 2 min
AFP (pour Agence France-Presse), Reuters (Royaume-Uni) ou Associated Press (États-Unis). Ces noms sont ceux des 3 principales agences de presse au niveau mondial. Elles sont même si importantes qu’elles sont considérées comme un oligopole (monopole d’un petit nombre d’acteurs). Il y en a des dizaines d’autres (parfois plusieurs par pays, comme en France), généralistes ou spécialisées, avec des statuts divers (société anonyme pour Reuters, coopérative pour AP, entreprise privée sans actionnariat pour l’AFP) et peuvent avoir des financements privés comme publics.
Ce sont principalement des grossistes de l’information. Elles fournissent les médias en contenus (articles, vidéos, photographies…) quand ceux-ci n’ont pas les moyens d’en produire eux-mêmes. Par exemple, un journal comme Le Monde a une force de frappe qui lui permet d’envoyer des journalistes aux 4 coins du pays voire du globe (ou d’y avoir des correspondants). Il peut facilement envoyer une équipe pour couvrir un événement. Donc produire assez de contenu pour informer correctement ses lecteurs.
En revanche, un journal de moindre envergure avec des équipes plus réduites, comme ceux de la presse régionale par exemple, n’ont pas souvent cette possibilité. C’est là qu’interviennent les agences de presse. Financées principalement par les abonnements des médias, leur rôle est justement d’avoir des équipes qualifiées présentes dans tous les endroits qui font l’actualité, à tout moment. Je précise “qualifiées” car elles emploient souvent elles-mêmes des journalistes. 1 700 journalistes répartis dans 150 pays travaillent par exemple pour l’AFP.
C’est la raison pour laquelle apparaît parfois la mention “avec AFP” en début ou fin d’un article. Cela signifie que l’information émane de l’agence et que l’auteur de l’article s’est contenté de la compléter… ou d’en faire un copier/coller pour le publier tel quel. Ce qui arrive bien plus souvent qu’on ne le croit !